"Un siècle de vie entre Tarn et Dadou"
Livre édité par la Communauté des Communes - Puybegon p. 109 à 111
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Situé à l'extrémité nord ouest du canton de Graulhet, la commune de Puybegon est, avec ses 1 901 hectares, en superficie, la deuxième commune de ce canton après celle de Graulhet. Elle est bornée par les communes de Briatexte et Saint-Gauzens au midi, de Graulhet et de Busque à l'est, de Parisot à l'ouest et de Peyrole au nord. Son relief accidenté se compose de côteaux et de vallons. Elle est arrosée de nombreux ruisseaux qui se jettent dans le Dadou.
 
Le village de Puybegon, autrefois fortifié, culmine à 280 mètres sur un coteau à l'extrémité septentrionale de la commune et du cimetière du village, dédié à Saint Sigismond, la vue s'étend sur le Vaurais et la Bassin Aquitain.
Puybegon se situe à 5 km de Briatexte et 12 km de Graulhet, à 14 km de Gaillac, 30 km d'Albi et 30 km de Toulouse, l'échangeur de l'autoroutier A68 étant à 6km du village. Le second secteur d'habitat regroupé se trouve à Larmès sur la D631 reliant Graulhet à Rabastens ; Larmès constituait la deuxième paroisse de la commune avec son église (reconstruite dans la deuxième partie du XIXe siècle) et le presbytère (vendu à un particulier en 1977), et représentait au début du siècle une des deux sections électorales communales. Deux autres chapelles dominant la vallée du Dadou existent encore sur la commune : Sainte-Cécile de Mauribal, chapelle du XIVe siècle, restaurée au cours des années 80 par une équipe de bénévoles, et Saint-Martin de Grizac datant de la fin du XIXe siècle ; elles ne sont plus déservies depuis plus d'un siècle ; toutefois, grâce aux bénévoles qui ont réalisés des travaux de restauration, un concert est organisé chaque année à Sainte-Cécile de Mauribal.
 
Le nom de Puybegon est une formation occitane signifiant "puy de Bégon".
 
Au début du siècle, Puybegon est une commune essentiellement agricole, pratiquement toutes les cultures de l'époque y sont produites (blé, maïs, plantes fourragères, légumes), l'élevage représente 50 % de l'activité agricole et les vignes sont également présentes, particulièrement sur les coteaux. En 1899, une enquête locale sommaire estime à 500 hectolitres la quantité de vin 1898 vendu ou à vendre par les propriétaires. Le vin est fait chez le propriétaire puis est vendu à des marchands de vin à Gaillac, Graulhet et Lisle-sur-Tarn, Gaillac représentant le marché le plus important, ce n'est qu'au milieu du siècle que quelques viticulteurs rejoindront les caves coopératives de Rabastens et Técou.
 
Aujourd'hui, il ne reste plus que deux agriculteurs qui exploitent des vignes et la commune n'est pas comprise dans la zone d'Appelation d'Origine Contrôlée de Gaillac.
 
La Commune a subi la même tendance que les communes rurales du territoire, le nombre d'exploitations agricoles a diminué au profit de l'agrandissement des exploitations restantes. Le polyélevage (ovins viande, bovins laitiers, bovins viande, volaille) et les cultures céréalières y sont pratiqués sur une trentaine d'exploitations, et le maraîchage trouve sa place sur les terres alluviales de la vallée du Dadou.
Au début du siècle, on peut penser que le village est animé par plusieurs commerces et artisans car le Conseil Municipal fait état en 1899 (pour solliciter la création d'une recette buraliste) de l'existence de "plusieurs limonadiers, plusieurs épiciers et d'un négociant de vin" ; on trouve aussi un cordonnier (dénommée Henri VIGUIER) et au moins un boulanger (en 1910, Monsieur ARCAMBAL).
 

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